L’hypersensibilité, c’est se défendre dans un monde superficiel

L’hypersensibilité est considérée comme un don, une manière spéciale et émotionnellement intense de voir et de comprendre ce qui nous entoure.

Pour beaucoup de gens, c’est comme habiter à l’intérieur d’une bulle entourée d’un monde superficiel.

Être hypersensible suppose surtout de prêter attention d’une manière instinctive au moindre détail et aux subtilités de l’entourage.

Nous examinons de près chaque mot, chaque geste, chaque ton de voix pour déduire une information que beaucoup d’autres personnes n’entendent pas ou ne perçoivent pas.

Être plus réceptif aux émotions ou aux incongruités de ceux qui nous entourent nous conduit souvent à finir dans l’abîme de la vulnérabilité.

Nous finissons par vivre dans un monde que nous ne comprenons pas toujours et qui, souvent, débouche sur une dépression.

 

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Aimer quelqu’un qui réfléchit trop représente un vrai défi

Par Cyril R., le 02/07/2018, mis à jour le 01/31/2021

Aimer quelqu'un qui réfléchit trop

Crédit Photo : Pixabay

 

Aimer une personne qui réfléchit trop est difficile :

Parce que vous aimez quelqu’un dont l’esprit est constamment en train de cogiter sur de plein de choses différentes.  Vous aimez une personne qui ne peut pas changer sa façon de penser.

Une personne qui réfléchit trop aura mille questions. Elle traite un million de choses à la fois et est débordée de « et si ».

  • Vous devez être confiant dans votre relation.
  • Vous ne pouvez pas laisser sa tête commencer à être tiraillée par le doute.
  • Vous ne pouvez pas simplement lui dire que vous êtes là pour elle. Vous devez le faire.
  • Vous ne pouvez pas simplement mettre des mots dans sa tête. Vous devez agir.
  • Vous devez écouter attentivement. Son passé ou concernant sa dernière nuit.

 

Elle devient intrépide, et cela sort de nulle part. Vous devez comprendre et lui donner une protection.

Quand elle pense que tout est terrible, il faut penser que tout va bien.

Montrez-lui de l’empathie. Montrez-lui que vous ne la jugerez pas. Montrez-lui que vous n’irez nulle part quand elle vous dira sa plus grande peur ou ce qui l’inquiète.

Retrouver l’article complet sur : https://sain-et-naturel.ouest-france.fr

Quand l’intelligence dérange !

Affiché ou non, le haut potentiel est un caractère déterminant de la personnalité avec lequel il faut composer, notamment dans ses relations avec les autres.

adolescente surdouée

Sarah, 19 ans aujourd’hui, témoigne dans Le Figaro Étudiant des difficultés à se faire accepter par ses pairs du simple fait d’être “différente” par nature.

En effet, si l’on se pose la question du bien fondé de l’identification, l’exemple de Sarah montre que sur le plan relationnel, les décalages se font ressentir très tôt, indépendamment de la prise de conscience de leur origine. La crainte souvent exprimée de “l’étiquette” que porteraient les enfants à haut potentiel s’ils passaient un test est par conséquent à relativiser, ils se démarquent involontairement ou malgré eux dans leur façon d’être. Tout au plus est-elle à prendre comme un facteur rassurant, qui fournit une explication à la difficulté d’adaptation.

Dans l’exemple de Sarah, les difficultés relationnelles ont commencé avant l’établissement du bilan, et ont malheureusement perduré après…

Retrouver l’article complet sur : https://www.enfantsprecoces.info

Je suis HPI par Vincent Lepeigneul

Je suis HPI et je voudrais que l’on arrête de me considérer comme « à côté de la plaque » parmi les gens « normaux » – BLOG

Ce problème commence dès l’école, qui est une épreuve terrible pour ce genre de personnalité à la fois sensible, intelligente et fragile.

Artiste pluridisciplinaire dans maintenant cinq domaines, la majorité des personnes n’envisage même pas qu’il soit possible d’exercer autant de métiers et d’être très doué dans tous, voire expert dans certains. C’est compréhensible, car une personne dite « normale » ne passe pas ses journées à exercer ses passions comme je pourrais le faire, et surtout avec une si grande facilité pour apprendre des techniques dans chaque domaine.

HAUT POTENTIEL – Autiste haut potentiel, hikikomori, asperger, zèbre, HPI, TDAH, enfant indigo, syndrome de l’imposteur. Autant de termes qui me désignent, presque comme venu d’une autre planète, pour aider une société totalement perdue qui a besoin d’étiquettes juste pour me comprendre et qui malheureusement éprouve un mal fou à me venir en aide.

Je ne parlerai pas de spiritualité ici, car la psychologie restant un domaine déjà très difficilement appréhendable, aborder la spiritualité serait carrément inutile. J’invite néanmoins toute personne qui cherche certaines réponses à s’y intéresser, en faisant attention de garder l’un des deux pieds sur terre.

 

 

Enfant à haut potentiel décrocheur,

enfant précoce anxiété

la réussite est possible même après un redoublement

Un article des Echos plutôt rassurant nous démontre à travers le parcours de quelques jeunes que l’échec scolaire n’est pas une fatalité.

Une enquête des Echos s’intéresse au redoublement et à son utilité. Comment réagir lorsque le redoublement est envisagé pour l’un de vos enfants ? Est-il fatal ? Le dossier des Echos, assorti de plusieurs témoignages, fait le point sur l’évolution de cette option, pour vous aider à prendre une décision bien mesurée.

Nous présentons cet article comme une note d’espoir pour les parents d’enfants à haut potentiel décrocheur qui vivent des difficultés leur semblant insurmontables à un moment de leur scolarité, allant parfois jusqu’au décrochage total.

Préalablement, il est à relever que si le redoublement permet dans certains cas de rebondir, il semble malgré tout avoir un impact psychologique plutôt négatif sur les personnes concernées et leur entourage et qu’il laisse des traces parfois durables sur l’estime de soi du redoublant. C’est un mauvais signal pour la suite.

Il en ressort, malgré les succès ultérieurs, un sentiment de dégradation contre lequel il faut lutter, car le redoublement reste perçu comme une forme d’inadaptation globale ou d’échec scolaire. Il est vécu comme une épreuve qui forge la personnalité et confirme en ce sens les conclusions du rapport CNESCO de 2015 :

« Au mieux, le redoublement n’a pas d’effet, mais il s’avère dans bien des cas nocif pour la réussite scolaire des élèves, pour le développement de leur estime de soi et d’autres mesures sociopsychologiques », tranche le rapport du Centre national d’étude des systèmes scolaires (Cnesco) publié en 2015. Les rares effets positifs obtenus s’inscrivent « à court terme dans des contextes très particuliers ». En revanche, « le redoublement a toujours un effet négatif sur les trajectoires scolaires et demeure le meilleur déterminant du décrochage. 

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Les parcours d’Axel, Marie-Sophie, Arnold et Maxime, brillants au final malgré un ou plusieurs redoublements, permettent de poser la question de la pertinence de la mesure. En fonction de quels critères est-elle envisagée ? À quel type de difficulté répond-elle ?

Il est bien nécessaire de peser le pour et le contre en termes d’engagement, de motivation, de faculté de résilience des enfants concernés, car si Axel, Marie-Sophie, Arnold et Maxime ont réussi à passer outre le sentiment d’échec, d’autres pourraient se sentir définitivement blessés.

À cet égard, le parcours de Marie-Sophie est assez significatif et montre à quel point il est important de bien connaître l’enfant, l’élève, ses aptitudes et ses envies pour bien l’orienter.

La jeune femme n’en veut pas aux profs mais au système conçu de telle façon qu’il est impossible de « détecter les talents ». Pour elle, les élèves doivent entrer dans le moule, personne n’a le temps pour du cas par cas. Car si on y rentre pas, tant pis. Preuve en est : près d’un tiers des enfants à haut potentiel intellectuel (HPI) , dits surdoués, se retrouve en échec scolaire.

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Quelle que soit la difficulté scolaire vécue, la première alternative reste le dialogue avec les enseignants et l’équipe éducative, que ce soit en cas de haut potentiel ou de difficulté autre.

« La mesure la plus efficace reste l’accompagnement tout au long de l’année, et le climat de confiance qui s’instaure entre le professeur et son élève, pointe André Tricot.

 « Former les professeurs à détecter les élèves en difficulté pour mieux les aider en adaptant leur rythme d’apprentissage est à considérer », suggère de son côté Gilles Demarquet, président de l’Association des parents d’élèves de l’enseignement libre (Apel)

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Fort heureusement, la tendance évolue favorablement vers la différenciation pédagogique, afin de respecter le rythme de tous les élèves. Celle-ci peut être formalisée si besoin par un PPRE (plan personnalisé de réussite éducative) ou PAP (plan d’accompagnement personnalisé), voir page 14 du vademecum.

Il souligne également qu’il est primordial d’établir un dialogue « même quand tout va bien » avec l’équipe pédagogique.

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En parallèle avec le rythme et les besoins des enfants à haut potentiel, la notion d’envie ou de projet est à mettre au centre des discussions afin de trouver une voie qui puisse apporter des solutions. Pour les orienter, j’ai la sensation qu’il faut réfléchir au projet et non pas à la filière, courte ou professionalisante pour les décrocheurs par opposition à longue pour les meilleurs, comme le dit Marie-Sophie.

Récemment un parent a évoqué le cas de son enfant de 15 ans, doué et qui souhaite intégrer une école de codage, sa passion, mais ne parvient plus à se rendre au lycée qui le démotive. Cela pourrait être assimilé à une forme d’échec, ponctuelle, qui se résoudra après le bac s’il tient le coup jusque là. Que peut-on lui proposer ? Une voie technologique, une filière professionnelle qui réponde à son besoin d’apprendre par la pratique et de réaliser quelque chose, l’alternance ? Dans son cas la difficulté reste son jeune âge, à l’image de beaucoup d’enfants à haut potentiel qui auraient envie de se réaliser le plus tôt possible.

Il est le reflet inversé de Maxime, 28 ans, qui a fini par trouver sa voie, sur le tard :

Il a décidé de se former en ligne au développement informatique. « Au moins dans ce domaine, on ne te demande pas de diplôme, quand tu es bon, tu es bon. »

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La question des difficultés scolaires est par conséquent complexe et englobe une multitude de problématiques, telle que le haut potentiel, les troubles dys etc. Et tous méritent un regard averti.

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La série HPI, les raisons d’un succès populaire

Alors que la série HPI sur TF1 bat des records d’audience, Signes des temps évoque ce succès populaire. En matière de représentation féminine, de quoi le personnage de Morgane Alvaro est-il le nom ?

Plus fort que Le Jeu de la dame, le premier épisode de HIP, diffusé le 30 avril dernier, a rassemblé 9,8 millions de téléspectateurs et le deuxième, une semaine plus tard, plus de 10 millions. A ce gain d’audience exceptionnel, il a vite fallu ajouter les visionnages en replay et à la demande sur la plateforme payante Salto, où la série avait été proposée en avant-première dès mi-avril. L’addition a permis à la série de passer largement la barre des 11 millions de téléspectateurs. En matière de fiction, seul un épisode de Joséphine, ange gardien avec Mimie Mathy avait fait un score à peu près comparable, au milieu des années 2000.

Joué par Audrey Fleurot, le personnage de Morgane Alvaro, femme de ménage marginale, gouailleuse, écolo, surdouée, qui a jeté des cocktails Molotov à la tête des flics dans sa jeunesse, mais résout les enquêtes à leur place aujourd’hui, tout en élevant seule ses trois enfants et en payant ses factures, fait les beaux jours de TF1. Tandis que dans les coulisses, consigne est désormais passée à France 2, France 3, Canal et les autres chaînes de « faire du HPI« . Faut-il se réjouir ou se désoler de cette nouvelle venue dans la culture de masse ? Dans la France post #MeToo et post-confinement, en matière de représentation féminine, notamment, de quoi Morgane Alvaro est-elle le nom ?

 

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