Surdoués. Une étude met en évidence deux profils différents

Source : Ouest-France

Des recherches sur les enfants à « haut potentiel » font apparaître deux profils : les laminaires et les complexes. Une première.

 

Parler de surdoués ou de précoces n’est apparemment plus d’actualité, on parle désormais d’enfants à « haut potentiel » ou « HP ». Si une des caractéristiques de ces enfants est d’apprendre bien plus vite que la moyenne, il arrive parfois que certains soient perturbés, victimes de troubles du comportement ou d’hypersensibilité affective. À tel point que, malgré leur potentiel, 30 % de ces HP n’obtiennent pas leur baccalauréat.

Ainsi une étude, sans précédent, menée depuis un an par le Cermep, centre de « l’imagerie du vivant » de Lyon et financée par la fondation Apicil, s’est penchée sur le « cerveau » de ces enfants à « haut potentiel », et a tenté d’expliquer leurs échecs et leurs facilités, leur fonctionnement intellectuel.

 

Zones « complexes » et zones de « gestion des conflits »

Et cette étude, reprise par les quotidiens régionaux français, en tête desquels le Dauphiné Libéré, a mis en évidence, grâce à l’IRM fonctionnelle permettant l’observation des connexions des cerveaux d’enfants HP de 8 à 12 ans, deux profils d’enfants surdoués : les laminaires et les complexes. Si les premiers ont un comportement bien adapté à leur environnement, les autres beaucoup moins.

Le profil des laminaires est effectivement caractérisé par des enfants bien adaptés à leur environnement, ne souffrant d’aucun problème, soit les premiers de la classe. L’IRM confirme qu’ils activent plus de zones que les « complexes » : les zones du cortex intervenant dans les liens associatifs (ils ont une très bonne mémoire épisodique liant événements et émotions) et les zones de « gestion des conflits », qui permettent de « sélectionner la bonne réponse ». Autre variation visible à l’IRM, les laminaires ont une meilleure connectivité entre les hémisphères droits et gauches, signe d’une meilleure adaptabilité.

Capacité d’apprentissage et troubles du comportement

Les IRM des enfants HP complexes font apparaître une « dys-synchronie cognitive », confirmant ainsi ce qui est observable : une capacité d’apprentissage redoutable mais des troubles du comportement.

Bien sûr, si les complexes ont plus de difficulté dans leur scolarité, il n’y a aucune fatalité. Les neurosciences et une pédagogie adaptée permettent de leur apporter une méthode qui leur manque pour réussir leur scolarité.

Share This