TDAH : comment vivre avec ?

TDAH : Ccomment vivre avec des troubles de l'attention

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En cette journée nationale de sensibilisation au Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité, le TDAH, retour sur les évolutions du diagnostic et des solutions proposées aux patients. Entre facteurs génétiques et accompagnement du développement de l’enfant, la science avance.

Avec
Olivier Bonnot professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’université Paris Saclay et chef de service à l’hopital Barthélémy Durand, co-auteur avec Laurence Ollivier de “Et si c’était un TDAH ? – Déficit de l’attention, hyperactivité, impulsivité les outils pour faciliter le quotidien” (Marabout – mars 2024)
Le TDAH désigne un ensemble de troubles de l’attention pouvant ou non être accompagnés d’hyperactivité. Il ne s’agit pas d’une maladie, mais d’un trouble du développement de l’attention, sur certains aspects encore mal connu.

Que sont les TDAH ?

Aujourd’hui, 5 % des Français sont concernés par les TDAH. Olivier Bonnot est professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’université Paris-Saclay, chef de service à l’hôpital Barthélémy-Durand et co-auteur avec l’orthophoniste Laurence Olivier du livre Et si c’était un TDAH ? Déficit de l’attention, hyperactivité, impulsivité, les outils pour faciliter le quotidien (Marabout, 2024). Il rappelle que ces troubles interviennent lors « du développement de l’attention. Soit la capacité à se concentrer, à écouter et à essayer de maintenir son attention sur les conversations. » Les TDAH se développent progressivement à partir de l’enfance et ne guérissent pas, mais il est tout à fait possible de s’y adapter. Le psychiatre souligne qu’avec « quelques outils, accompagnements et aides, on peut très bien vivre avec un TDAH. »

Identifier les symptômes

Il est parfois difficile de diagnostiquer les TDAH mais la plupart des individus exposés et qui demandent un accompagnement témoignent de leurs difficultés à s’intégrer au travail, à l’école ou dans leurs cercles sociaux en général. Avoir des proches atteints peut aussi être un indice puisque « comme beaucoup de troubles du neurodéveloppement, les TDAH ont une héritabilité importante, indique Olivier Bonnot. Il existe des prédispositions génétiques. Il n’y pas de gène TDAH spécifique, mais probablement plusieurs qui augmentent la vulnérabilité à son exposition. On parle parfois de score polygénique. »