Enfant à haut potentiel décrocheur,

enfant précoce anxiété

la réussite est possible même après un redoublement

Un article des Echos plutôt rassurant nous démontre à travers le parcours de quelques jeunes que l’échec scolaire n’est pas une fatalité.

Une enquête des Echos s’intéresse au redoublement et à son utilité. Comment réagir lorsque le redoublement est envisagé pour l’un de vos enfants ? Est-il fatal ? Le dossier des Echos, assorti de plusieurs témoignages, fait le point sur l’évolution de cette option, pour vous aider à prendre une décision bien mesurée.

Nous présentons cet article comme une note d’espoir pour les parents d’enfants à haut potentiel décrocheur qui vivent des difficultés leur semblant insurmontables à un moment de leur scolarité, allant parfois jusqu’au décrochage total.

Préalablement, il est à relever que si le redoublement permet dans certains cas de rebondir, il semble malgré tout avoir un impact psychologique plutôt négatif sur les personnes concernées et leur entourage et qu’il laisse des traces parfois durables sur l’estime de soi du redoublant. C’est un mauvais signal pour la suite.

Il en ressort, malgré les succès ultérieurs, un sentiment de dégradation contre lequel il faut lutter, car le redoublement reste perçu comme une forme d’inadaptation globale ou d’échec scolaire. Il est vécu comme une épreuve qui forge la personnalité et confirme en ce sens les conclusions du rapport CNESCO de 2015 :

« Au mieux, le redoublement n’a pas d’effet, mais il s’avère dans bien des cas nocif pour la réussite scolaire des élèves, pour le développement de leur estime de soi et d’autres mesures sociopsychologiques », tranche le rapport du Centre national d’étude des systèmes scolaires (Cnesco) publié en 2015. Les rares effets positifs obtenus s’inscrivent « à court terme dans des contextes très particuliers ». En revanche, « le redoublement a toujours un effet négatif sur les trajectoires scolaires et demeure le meilleur déterminant du décrochage. 

https://start.lesechos.fr/apprendre/universites-ecoles/ils-ont-redouble-plusieurs-fois-et-sen-sont-tres-bien-sortis-1322230

Les parcours d’Axel, Marie-Sophie, Arnold et Maxime, brillants au final malgré un ou plusieurs redoublements, permettent de poser la question de la pertinence de la mesure. En fonction de quels critères est-elle envisagée ? À quel type de difficulté répond-elle ?

Il est bien nécessaire de peser le pour et le contre en termes d’engagement, de motivation, de faculté de résilience des enfants concernés, car si Axel, Marie-Sophie, Arnold et Maxime ont réussi à passer outre le sentiment d’échec, d’autres pourraient se sentir définitivement blessés.

À cet égard, le parcours de Marie-Sophie est assez significatif et montre à quel point il est important de bien connaître l’enfant, l’élève, ses aptitudes et ses envies pour bien l’orienter.

La jeune femme n’en veut pas aux profs mais au système conçu de telle façon qu’il est impossible de « détecter les talents ». Pour elle, les élèves doivent entrer dans le moule, personne n’a le temps pour du cas par cas. Car si on y rentre pas, tant pis. Preuve en est : près d’un tiers des enfants à haut potentiel intellectuel (HPI) , dits surdoués, se retrouve en échec scolaire.

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Quelle que soit la difficulté scolaire vécue, la première alternative reste le dialogue avec les enseignants et l’équipe éducative, que ce soit en cas de haut potentiel ou de difficulté autre.

« La mesure la plus efficace reste l’accompagnement tout au long de l’année, et le climat de confiance qui s’instaure entre le professeur et son élève, pointe André Tricot.

 « Former les professeurs à détecter les élèves en difficulté pour mieux les aider en adaptant leur rythme d’apprentissage est à considérer », suggère de son côté Gilles Demarquet, président de l’Association des parents d’élèves de l’enseignement libre (Apel)

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Fort heureusement, la tendance évolue favorablement vers la différenciation pédagogique, afin de respecter le rythme de tous les élèves. Celle-ci peut être formalisée si besoin par un PPRE (plan personnalisé de réussite éducative) ou PAP (plan d’accompagnement personnalisé), voir page 14 du vademecum.

Il souligne également qu’il est primordial d’établir un dialogue « même quand tout va bien » avec l’équipe pédagogique.

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En parallèle avec le rythme et les besoins des enfants à haut potentiel, la notion d’envie ou de projet est à mettre au centre des discussions afin de trouver une voie qui puisse apporter des solutions. Pour les orienter, j’ai la sensation qu’il faut réfléchir au projet et non pas à la filière, courte ou professionalisante pour les décrocheurs par opposition à longue pour les meilleurs, comme le dit Marie-Sophie.

Récemment un parent a évoqué le cas de son enfant de 15 ans, doué et qui souhaite intégrer une école de codage, sa passion, mais ne parvient plus à se rendre au lycée qui le démotive. Cela pourrait être assimilé à une forme d’échec, ponctuelle, qui se résoudra après le bac s’il tient le coup jusque là. Que peut-on lui proposer ? Une voie technologique, une filière professionnelle qui réponde à son besoin d’apprendre par la pratique et de réaliser quelque chose, l’alternance ? Dans son cas la difficulté reste son jeune âge, à l’image de beaucoup d’enfants à haut potentiel qui auraient envie de se réaliser le plus tôt possible.

Il est le reflet inversé de Maxime, 28 ans, qui a fini par trouver sa voie, sur le tard :

Il a décidé de se former en ligne au développement informatique. « Au moins dans ce domaine, on ne te demande pas de diplôme, quand tu es bon, tu es bon. »

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La question des difficultés scolaires est par conséquent complexe et englobe une multitude de problématiques, telle que le haut potentiel, les troubles dys etc. Et tous méritent un regard averti.

Lire l’article en entier sur Les échos

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